Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke annonce un durcissement des contrôles de patrimoine pour l'intervention majorée, après plusieurs cas de bénéficiaires aisés.
Un contrôle de patrimoine jugé trop laxiste
Le statut de bénéficiaire de l'intervention majorée (BIM), qui ouvre droit à des réductions sur les soins de santé, fait l'objet d'un contrôle du patrimoine jugé insuffisant par plusieurs acteurs du secteur. Des cas de personnes disposant d'un patrimoine confortable, y compris de véhicules haut de gamme, continuant à bénéficier du statut ont été rapportés dans la presse, suscitant l'indignation de professionnels de santé de terrain.
La coalition Arizona promet un resserrement
Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, a réagi en promettant que le gouvernement de coalition, surnommé « Arizona », allait revoir les critères de vérification du patrimoine des bénéficiaires. L'objectif affiché est de préserver la crédibilité d'un dispositif social essentiel pour les ménages réellement précarisés, sans pénaliser les personnes qui en ont véritablement besoin.
Un débat plus large sur la fiscalité sociale
Ce dossier s'inscrit dans un débat plus large sur l'équité des dispositifs sociaux belges, alors qu'une note interne de la FGTB évalue par ailleurs à plusieurs milliards d'euros les montants échappant à la fiscalité sur les grandes entreprises. Les prochaines semaines devraient voir la publication de critères de contrôle patrimonial révisés.

